Mardi 2 janvier 2007
Bonne année !
Voici une vidéo de notre soirée du nouvel an :

par Julie W. publié dans : Tokyo
Dimanche 24 décembre 2006
Encore un festival! Encore des porte-bonheur! Très ressemblant au Tori no ichi, sauf que les râteaux sont remplacés par des raquettes (Hagoita). J'ai aussi trouvé l'ambiance un peu moins traditionnelle, beaucoup de touristes, peut-être même plus de touristes que de japonais! Il faut dire que ce marché a lieu au Montmartre de Tokyo : au temple Senso-ji (là même où l'on avait assité au Sanja Matsuri avec les mikoshi).
Ces Hagoita en bois sont les raquettes d'un jeu traditionnel japonais de moins en moins populaire parait-il : le Hanetsuki. Proche du badminton mais sans filet ou encore proche du jeu de raquettes en bois sur les plages mais avec un volant. C'est aussi un porte-bonheur (destiné le plus souvent aux filles) offert pour le nouvel an. Une face de la raquette est décorée principalement d'un acteur de Kabuki ou d'une femme de la période Edo mais on a pu voir aussi des joueurs de base-ball, le chat Kitty-chan, des stars japonaises ou encore le premier ministre japonais Shinzo Abe!!!

Et pour ceux qui n'ont pas assez d'argent (car c'est comme les râteaux, les prix peuvent être pharaoniques!), on peut se contenter du volant...
A l'approche du nouvel an, la rue commercante Nakamise qui mène au temple est décorée. Le sanglier est à l'honneur vu que nous allons entrer dans l'année du sanglier!

par Julie W. publié dans : Tokyo
Mardi 14 novembre 2006
Non loin du parc Yoyogi et de la station Harajuku, il existe une rue vraiment excellente où toutes sortes de groupes viennent faire partager leur passion, leur nouvelle création. Mes préférés : les "vieux" rockers du Rockabilly Club...

par Julie W. publié dans : Tokyo
Dimanche 12 novembre 2006
Petit topo sur les carrefours au Japon.
- Les feux ne sont pas positionnés à l'endroit où il faut s'arrêter mais de l'autre côté du croisement, ce qui évite au conducteur de se faire un torticolis en attendant que le feu passe au vert.
- Le passage clouté comporte une partie pour les piétons et une partie pour les cyclistes. Au Japon, les vélos roulent aussi bien sur les trottoirs que sur la route. Je trouve ça d'ailleurs vraiment très pratique et plus rassurant de rouler sur les trottoirs. Un petit coup de klaxon et les piétons se décalent.
- Des petits drapeaux jaunes sont mis à disposition pour les piétons (cf. photo ci-dessous). Ils sont utilisés  principalement par l'instituteur lors de sorties scolaires. C'est bien fait, puisque l'on peut remettre le drapeau dans une petite boite de l'autre côté après avoir traversé la route. (Ca évite de se retrouver dans l'énigme du loup, de la chèvre et du chou...)
- Lorsque le feu piéton passe au vert, une petite chansonnette retentit pour avertir les non-voyants qu'ils peuvent traverser. Un petit air pas désagréable mais qui vous reste dans la tête toute la journée.
- En parlant des non-voyants, quasiment toutes les rues comportent des lignes jaunes en relief qui permettent aux mal voyants ou aux aveugles de se déplacer plus facilement en mettant leur canne blanche dans les rainures. Au carrefour, ces lignes continues laissent place à des petits points, pour indiquer qu'il faut s'arrêter. C'est vraiment bien fait mais ça présente l'inconvénient de n'avoir que des lignes droites et des angles droits, ce qui fait que les aveugles font deux fois plus de trajet que les autres.












- Il y a toujours un plan du quartier qui répertorie les différents commerçants, mais entièrement en japonais.
- Si l'on ne comprend pas le plan, on peut aller demander des renseignements aux policiers.
A chaque gros croisement, il y a un petit poste avec généralement deux policiers, qui s'occupent de la circulation aux heures de pointe. Sur la facade, on peut lire le nombre de morts et de blessés qu'il y a eu la veille dans Tokyo et à ce carrefour (sur la photo, on peut voir qu'il y a eu 2 blessés et aucun mort à ce carrefour et 3 morts et 253 blessés dans tout Tokyo hier). Un peu glauque...
- Les voitures passent au bleu! Et l'on s'arrête au jaune (et non au orange).  Et oui , bien que le feu comporte exactement les mêmes couleurs que chez nous, les japonais parlent de feux bleu/jaune/rouge. Les japonais considèrent le vert et le bleu comme deux couleurs très proches. Si l'on regarde dans le dictionnaire le kanji "ao" signifie "bleu, vert, inexpérience". Et pourtant il existe un mot pour désigner la couleur verte, "midori" 藍, qui par extension signifie aussi verdure, nature. Du coup, lorsque l'été arrive au Japon on dit que "le vert bleuit" pour dire que " la nature devient verte"! Dans le même genre, la pomme verte se dit "pomme bleue" et les légumes verts sont aussi des "légumes bleus". 
Pendant que je suis dans les couleurs, il est aussi marrant de constater que l'on ne dit pas que le soleil est jaune mais qu'il est rouge, comme sur le drapeau japonais! Il ne vaut mieux pas être daltonien au Japon!
par Julie W. publié dans : Tokyo
Mardi 24 octobre 2006
Sur les conseils de notre prof de japonais, Takeda-sensei, me voilà de nouveau sur mon vélo, direction le quartier de Jimbocho. Je suis à la recherche du volume 2 de notre livre de japonais (on progresse, on progresse...) : « Vas faire un tour dans le quartier de Jimbocho, tu trouveras tous les livres que tu veux ». J’arrive très rapidement sur la rue Hakusan qui descend jusqu’au carrefour Jimbocho. En face de moi, une multitude de bouquinistes bordent l’avenue. Le trottoir est rempli de japonais qui fouillent dans les bacs à livres. Je laisse mon vélo et je rentre dans la librairie la plus proche. Il y a des livres de partout, du sol au plafond. Ce sont des livres d’occasion. Et ça sent bon l’odeur du papier.




















Dans la boutique d’à côté, les livres reposent sur la tranche et le libraire à coller des étiquettes sur chaque ouvrage, permettant une reconnaissance plus rapide (personnellement, ça ne m'aide pas plus;). Des étiquettes toutes décolorées laissent supposer que certains livres sont ici depuis un long bout de temps.
Je m’enfonce dans les ruelles parallèles au carrefour…encore des bouquinistes…y’en a de partout, c’est génial ! Certaines boutiques trop petites utilisent les murs extérieurs.
Les boutiques sont généralement étroites et bien achalandées. Mis à part une horloge au fond au dessus du bureau du libraire il n’y a que des livres. J’entre dans une autre librairie où j’ai aperçu des estampes ukiyo-e colorées dans la vitrine. Les livres ici sont très anciens. J’en ouvre un délicatement : des colonnes écrites à la main sur un papier aussi fin que du papier à cigarette. Le libraire ou peut-être un client m’explique (avec un crayon et un bout de papier) qu’il s’agit de livres de la période Edo écrits entre les années 1600 et 1800.
On me tend un petit plan du quartier où sont répertoriées toutes les librairies : plus de 160 ! Il paraît que ce quartier est le plus grand marché du livre au monde...et dire que je ne peux pas comprendre un seul mot…

par Julie W. publié dans : Tokyo

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