Dimanche 15 avril 2007
Munis du Japan Rail Pass qui permet de voyager sur le réseau de la compagnie Japan Railway, embarcation dans le Shinkansen pour Kyoto. Je triche un peu, la photo ne correspond pas au train utilisé mais c’était la plus jolie ;).
A Kyoto, découverte tout d’abord du ryokan Nihonkan situé non loin de la gare. Ce ryokan leur a beaucoup plu. Cette forme d'hébergement est en effet une bonne immersion dans la culture japonaise : on doit se déchausser en entrant dans l'auberge, on dort sur un futon posé sur des tatamis, les repas se prennent assis par terre, le bain est généralement commun (enfin un pour les filles et un pour les mecs) ...
En quatre jours, le programme était chargé (et je n’étais pas sur place) je vais donc me contenter de mettre les photos de certains temples visités avec quelques légendes.
Le sanctuaire Fushimi Inari où l’on randonne sous des centaines de Torii (portes) rouges à côté des renards de pierre, messager d’Inari, le dieu des céréales. Le sentier est étalé sur les pentes boisées du Mont Inari sur plus de 4 km.
Le temple Sanjusangendo, aux 1001 statues de la kannon aux 1000 bras (la déesse bouddhiste de la Compassion). (photo prise d’une carte postale)
Le kiyomizu-dera, magnifique sous les cerisiers…il manquait quelques jours pour que ce soit tout rose.
L’ancien quartier de Gion, où il est encore possible de croiser des geishas et de vieilles maisons traditionnelles.
Le pavillon d’or (Kinkaku-ji), ancienne villa du shogun Ashikaga Yoshimitsu détruite en 1950 dans un incendie et reconstruite à l’identique (en rajoutant tout de même de l’or au premier niveau du pavillon) en 1955.
Mais aussi des jardins zens, un marché aux puces dans un temple, d
autres temples, beaucoup de vélo à travers la ville...
Petite anecdote : au Japon il n’y a pas de panneau STOP; le signalement pour indiquer aux voitures de s’arrêter à un croissement est écrit sur la route en grosses lettres blanches : "tomare" (arrêtez-vous). En revenant de Kyoto et en me montrant cette photo, maman me dit que c’était bien pratique les indications des localisations des temples directement sur la route!

par Julie W. publié dans : Japon
Lundi 26 mars 2007
Séisme important dimanche matin, à 6.9 sur l’échelle de Richter. Avec plusieurs répliques et une forte activité sismique toute la journée. Les sismographes ont relevé près de 130000 séismes sur le Japon (la plupart trop faibles pour être ressentis) contre 19000 samedi.


Tremblements de terre les plus importants sur l'ensemble du Japon dimanche dernier.



Activité sismique des 7 derniers jours sur la péninsule de Noto.



Vitesse verticale du deplacement du sol partout sur l'archipel, durant les 2 minutes du tremblement de terre, dimanche à 9h42.
 
L'épicentre du séisme a été localisé à 11 km de profondeur sous le plancher sous-marin au large de la péninsule de Noto, dans la préfecture d'Ishikawa, côté mer du Japon. Situé à environ 300 km à l'ouest de Tokyo le tremblement de terre a été ressenti chez nous au 13ème étage, mais rien de violent. Comme d’habitude je dirais. En moyenne, ca tangue légèrement (sensation assez particulière tout de même) tous les 15 jours à Tokyo … en attendant le Big One.

La Mégapole de Tokyo, la plus peuplée au monde, regroupe 35 millions d’habitants, (l’équivalent du grand New-York + grand Londres !) à l’intersection de trois plaques tectoniques (et d’une 4ème pas bien loin) qui bougent. En moyenne, la zone est frappée par un tremblement de terre majeur et dévastateur tous les 69 ans. Le dernier était le grand séisme du Kanto en … 1923 qui avait entièrement détruit Tokyo et fait 140000 victimes. Les chances (ou plutôt le risque) qu’un gros tremblement de terre survienne dans les 20 ou 30 ans sont ainsi très élevées (j’ai lu de 20% a 70%). Ajoutons le risque associé de tsunami (津 tsu, « port » et 波 nami, « vague ») puisque Tokyo est en bordure de l’océan Pacifique. D’autres lieux très peuplés tel que la Californie ou Istanbul attendent aussi leur Big One.
Le principal problème est que la catastrophe n’est pas prévisible à court terme. Et le séisme de Kobe, en 1995 n’a pas vraiment rassuré sur la faculté du Japon à minimiser le nombre de victimes dans une grande ville. Les Tokyoïtes se préparent donc à l’inévitable (ce côté inévitable est bien particulier je trouve), du simple kit de survie, radio émettrice, lampe torche etc à côté de soi dans le lit jusqu’aux ensembles parfois complètements délirants tel qu’un WC portable pour chien (au cas où la personne se retrouve bloquée très longtemps au même endroit que son chien .. c’est utile). En discussion avec Takagi-sensei lorsqu’une secousse est survenue il y a quelques mois, il me dit : owhhow, … (silence figé) … ok ça semble être gentil. En général, on ne se précipite pas sous une table comme il est recommandé, on observe .. puis il s’est mis à plaisanter : « de toute façon, le jour du Big One nous n’aurons même pas le temps de nous demander si il faut aller sous la table .. » Réjouissant … mais c’est vrai que les consignes de sécurité me semblent valables essentiellement pour des séismes ni trop gros ni trop faibles.

Du côté des points rassurants, on peut se dire que Tokyo est prête à trembler. Contrairement à Kobe, le séisme est attendu, l’organisation est au point (je pense :) pour secourir et porter assistance, puis pour vivre longtemps sans électricité et sans eau. Une grande partie des bâtiments sont construits avec des normes anti-sismiques, notamment depuis 1995 et le drame de Kobe. Après, tout dépendra de la puissance du Big One et du moment (heure de pointe, hiver ou été ..etc.). Le nombre de victimes est généralement estimé autour de 10000.

L’intensité d’un séisme est mesurée par sa magnitude, sur l’échelle de Richter et, au Japon, par la violence des secousses ressenties à la surface, sur une échelle de Shindo géographico-dépendante. La magnitude est l’énergie dégagée au foyer. L’échelle de Richter est logarithmique, un séisme de magnitude 8 est 1000 fois plus puissant qu’un séisme de magnitude 7. Pour comparaison avec celui d’hier (6.9), une bombe atomique crée un tremblement de magnitude 6.5 et le séisme de décembre 2004 au large de Sumatra a été mesuré à 9.1 (troisième au rang des plus puissants du 20ème siècle). L’échelle de Shindo est constituée de 7 paliers suivant la vitesse d’accélération du sol en surface. Au degré "6 supérieur" ou 7, il est impossible de rester debout et on ne peut se déplacer qu'en rampant. Tous les meubles non arrimés aux murs se renversent, les portes peuvent jaillir hors de leurs gonds et certaines vitres voler en éclats. Il semble bien que ce seuil max, correspondant à une accélération du sol de 4m/s2 maximum ait été atteint hier proche de l’épicentre (cf graphique ci-dessous).

Pic d'accélération (à gauche) et de vitesse (à droite) des déplacements du sol en surface en fonction de la distance à l'épicentre. Un pic d'accélération suppérieure à 400 cm/s² est synonyme d'un niveau 7 sur l'échelle Shindo.


La quantité d’informations scientifiques disponible sur internet m’a bien occupé la journée. Je vais pas trop en rajouter. Habituellement, après une secousse je me contente d’aller voir les dépêches du Japan Times ou du Monde où il est sytematiquement écrit en conclusion :

« Le Japon est à la jonction de quatre plaques tectoniques, subissant des milliers de secousses chaque année. Selon un rapport gouvernemental publié en décembre, il est probable qu'un violent séisme frappera la capitale (12,5 millions d'habitants) de la deuxième économie mondiale dans les trente prochaines années et fera jusqu'à 13 000 morts et des millions de sinistrés. L'Archipel enregistre environ 20 % des tremblements de terre les plus violents dans le monde »

Merci pour l’info

P.S. La peur de l’avion n’est elle pas dérisoire lorsque c’est pour se rendre a Tokyo ? :)


Figures et vidéo capturées sur http://www.hinet.bosai.go.jp/

par Olivier W. publié dans : Japon
Dimanche 11 mars 2007
Petite excursion en raquettes/crampons de 2 jours dans la région du Yatsu-ga-dake le WE dernier. On était 9 pour cette balade dans la neige. 3h d’ascension le premier jour, arrivée au refuge dans l’après-midi. Levé (trop) tôt le dimanche, petit déjeuner saumon/soja–riz (hummm) idéal pour attaquer les pentes plus raides qui montent vers le sommet Tengu, légèrement dans la brume. On finit à 5 pour le sommet avant de rejoindre le reste de la troupe dans une descente rapide, parfois dans la poudreuse. Après 5h de marche, grand classique pour terminer : Onsen, birou et soupe de nouilles.












par Olivier W. publié dans : Japon
Vendredi 2 mars 2007
Petite escapade pour une journée de ski le WE dernier. Dans un charmant village montagnard typique comme vous pouvez le voir ci-dessous.












Je m’attendais à ce que ce soit un peu « spécial », nos amis japonais étant souvent disposés à nous surprendre par leur us et coutumes .. En fait c’est assez similaire à la France. Les pistes sont relativement plates, mais la neige abondante (et fraîche le jour où j’y étais), les stations plus petites. Un petit avantage : ils sortent très peu des pistes, respect des consignes oblige, ce qui offrent quelques champs de poudre quasi vierge juste à côté des pistes aux quelques rebelles hors la loi (dont je fais parti). On m’avait dit qu’on pouvait se faire prendre par la patrouille, mais c’était assez tranquille finalement. Je m’étais dit que si je me faisais prendre, je n’aurais pas de mal à montrer que je ne comprends pas le japonais .. :). Quelques particularités japonaises tout de même :

- La musique sur de nombreuses pistes
- Des hauts parleurs partout répétant toutes les 5 minutes, à partir de 14-15h, l’heure de la dernière remontée.
- Les femmes qui passent des chaussures de skis aux talons hauts, tout en se remaquillant à la fin de la journée
par Olivier W. publié dans : Japon
Samedi 10 février 2007
A quoi reconnaît-on une conférence 100% japonaise ?
1. Aux horaires. La conférence se tenait dans la petite ville de Mishima, toute proche du Fuji-san. Elle a débuté par un workshop le jeudi à 20h avec une présentation très intéressante de Monsieur Iwai Hiroshi de Toshiba qui ne voulait plus s’arrêter « on a toute la nuit devant nous… ». Il a finalement terminé à 22h30 ! Puis vendredi de 9h à 22h et le samedi jusqu’à 17h !
2. Pas une chemise sans cravate (sauf mon chef sur la photo!). Tout le monde en costard.
3. Peu de filles. Sur 200 personnes, il y avait 10 filles au maximum.
4. Les traditionnelles bouteilles d’eau sur les tables sont remplacées par des bouteilles de thé vert.
5. Une très forte proportion de dormeurs dans l’assistance. Les japonais ont cette capacité formidable de pouvoir dormir d’un sommeil profond n’importe où : dans le métro, en cours, dans leur bureau, en réunion… c’est plutôt bien vu : il a du travailler dur s’il est fatigué !
6. Une organisation irréprochable. Pour avoir de tels horaires, il faut que tout le monde puisse dormir sur place. Le centre de recherche Toray qui accueillait la conférence avait mis à disposition de véritables chambres d’hôtel (« l’histoire de Toray des années 70 à nos jours » faisant office de bible) avec vue imprenable sur le Mont-Fuji !
7. Des règles strictes (lues dans la chambre et dans la salle de conf.) :
interdit de prendre photos, vidéos et enregistrements audio dans la salle de conf. tenir la main courante en montant les escaliers – ne pas courir – ne pas marcher avec les mains dans les poches – laver vos mains avant chaque repas – réduiser au maximum votre consommation d’électricité – trier les déchets.
8. On ne comprend pas grand chose. Je mets ce point en dernier car il ne concerne que moi ; la langue officielle n
étant ici pas langlais mais le japonais. Petit extrait :
par Julie W. publié dans : Japon

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