par Julie W.
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Japon
Ils ont un peu triché car ils se sont mariés en cachette il y a environ un mois. Après une petite bouteille de rouge à la maison, ils se sont mis au défi d’aller se marier comme ça en tongues-Marcel à 23h à la mairie du coin. Oui oui au Japon, pas besoin de témoins, on peut même y aller tout seul avec le tampon de son futur époux et hop on est marié ! Avant de définitivement nous quitter (Olivier est rentré en France lundi, Hatsumi le rejoint dans deux semaines), ils ont voulu marquer le coup avec la famille et les amis. Ils ont loué un café/restaurant pour supporters de foot vers Roppongi, payé un organisateur de mariage (ça se fait beaucoup ici), préparé quelques speechs (la palme revient à la maman d’Olivier qui en a fait un long tout en japonais !), choisi le jour propice (d’après le calendrier lunaire, il y a des jours bons pour les mariages, d’autres bons pour les enterrements…à respecter absolument !), débouché quelques bouteilles et l’ambiance était au rendez-vous… 

Ce n’était pas le mariage traditionnel japonais que l’on peut voir dans les temples, kimono blanc pour la mariée et noir pour le marié. Hatsumi avait une robe de mariée à l’occidentale et Olivier s’était fait une coupe à la Beckam.
Il y avait aussi kekiman (à prononcer Caky-Man à l’anglaise), que vous pouvez voir ici avant son saut grandiose sur la table en bois qui n’a pas résisté à son poids ! Les mariés ont eu la dure tâche de lui raser les poils du torse alors qu’il n’arrêtait pas de gigoter. Comme on ne comprenait pas grand-chose à l’histoire, on nous a expliqués que traditionnellement, couper le gros gâteau plein de crème est très important lors de la cérémonie de mariage où les mariés tiennent le couteau ensemble et ne coupent qu’une seule part. Ici il n’y avait pas de gros gâteaux alors kekiman a joué ce rôle !

Pendant la première heure je tenais la caisse à l’entrée. Car au Japon, il n’y a pas de liste de mariage mais on paye l’entrée. Ici le prix était fixé à 9000 yens (environ 60 euros) pour les hommes, 8000 yens pour les femmes. Mais généralement c’est beaucoup plus cher. Il y a une règle qui veut que le chiffre des milliers soit forcément impaire (pour ne pas que les mariés puissent le diviser) supérieur à 10 000 yens. Donc ça commence à 30 000 yens pour les amis, puis 50 000 et c’est de plus en plus cher plus les personnes sont proches des mariées. Notre prof de japonais nous disait qu’elle redoutait de recevoir des invitations de mariage dans sa boite aux lettres !


Ce n’était pas le mariage traditionnel japonais que l’on peut voir dans les temples, kimono blanc pour la mariée et noir pour le marié. Hatsumi avait une robe de mariée à l’occidentale et Olivier s’était fait une coupe à la Beckam.
Il y avait aussi kekiman (à prononcer Caky-Man à l’anglaise), que vous pouvez voir ici avant son saut grandiose sur la table en bois qui n’a pas résisté à son poids ! Les mariés ont eu la dure tâche de lui raser les poils du torse alors qu’il n’arrêtait pas de gigoter. Comme on ne comprenait pas grand-chose à l’histoire, on nous a expliqués que traditionnellement, couper le gros gâteau plein de crème est très important lors de la cérémonie de mariage où les mariés tiennent le couteau ensemble et ne coupent qu’une seule part. Ici il n’y avait pas de gros gâteaux alors kekiman a joué ce rôle !

Pendant la première heure je tenais la caisse à l’entrée. Car au Japon, il n’y a pas de liste de mariage mais on paye l’entrée. Ici le prix était fixé à 9000 yens (environ 60 euros) pour les hommes, 8000 yens pour les femmes. Mais généralement c’est beaucoup plus cher. Il y a une règle qui veut que le chiffre des milliers soit forcément impaire (pour ne pas que les mariés puissent le diviser) supérieur à 10 000 yens. Donc ça commence à 30 000 yens pour les amis, puis 50 000 et c’est de plus en plus cher plus les personnes sont proches des mariées. Notre prof de japonais nous disait qu’elle redoutait de recevoir des invitations de mariage dans sa boite aux lettres !
J’aime bien cette photo où Olivier regarde le ciel menaçant, Etienne tire une tronche pas possible, Chiko est prête à décoller, Hatsumi se nettoie les dents…c’était pour finir en beauté!
En tous cas, félicitations et tous nos vœux de bonheur !
par Julie W.
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Notre vie au quotidien
C’est un peu un comble au Japon : une fois par mois je prends des cours de pâtisserie française avec Suzuki-sensei et Tomoko ma voisine. Madame Suzuki tient une toute petite brasserie/pâtisserie à 300 mètres de chez nous, où l’on mange de délicieuses (mais minuscules) quiches. Tomoko c’est notre voisine (à 9 étages près). Nous l’avons rencontrée l’année dernière par hasard dans l’ascenseur, une personne qui parle parfaitement l’anglais, ça crée des liens. Elle prenait des cours de pâtisserie avec des amis. Quand elle a dit à Madame Suzuki, qui adoooooore la France, qu’une française habitait dans son immeuble, j’ai tout de suite été invitée au cours de pâtisserie, et le mois suivant on avait un cours privé avec seulement Tomoko et quelque fois sa sœur.
Suzuki-sensei veut progresser en français, à ma grande surprise Tomoko se débrouille pas mal non plus, et moi j’apprends un vocabulaire japonais très pointu. Je peux ainsi vous dire tranquillement « de monter les blancs en neige en attendant que le chocolat fonde au bain marie».
Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas un cordon bleu. Je n’arrive jamais à suivre complètement une recette, il faut toujours que j’y mette un peu d’improvisation et il me manque toujours l’ingrédient qui fait tout. En résumé, c'est souvent raté! De plus, j’aime les choses simples, surtout en ce qui concerne les gâteaux, mon préféré c’est la tarte aux pommes !
Chez Suzuki-sensei, j’apprends donc à faire des gâteaux que je ne referai sûrement jamais. 1. parce qu’il faut en moyenne plus d’une heure de préparation (sans compter la cuisson) alors que tout est déjà à moitié préparé à l’avance par Suzuki-sensei. 2. parce qu’il y a plus de crème que de fruits dans la plupart des gâteaux et 3. parce que je n’ai pas de thermomètre de cuisson, de pèse-personne à aliments, de batteurs à œufs 5 vitesses, de lance flammes…et j’en passe.
Toujours est-il que je passe tout le temps un agréable moment. J’aime surtout les pauses thé pendant la cuisson ou avant de partir (oui parce qu’après la cuisson, il y a la décoration du gâteau puis la séance photo…tout un art !).
Et puis mes collègues sont ravis d’avoir un gros gâteau le lundi matin. Ils pensent du coup que je suis un génie de la cuisine…je les ai pourtant invités à une soirée crêpes et ils confirment : je suis la meilleure cuisinière qu’ils n’ont jamais connue ! Merci ! Merci !
Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne suis pas un cordon bleu. Je n’arrive jamais à suivre complètement une recette, il faut toujours que j’y mette un peu d’improvisation et il me manque toujours l’ingrédient qui fait tout. En résumé, c'est souvent raté! De plus, j’aime les choses simples, surtout en ce qui concerne les gâteaux, mon préféré c’est la tarte aux pommes !
Chez Suzuki-sensei, j’apprends donc à faire des gâteaux que je ne referai sûrement jamais. 1. parce qu’il faut en moyenne plus d’une heure de préparation (sans compter la cuisson) alors que tout est déjà à moitié préparé à l’avance par Suzuki-sensei. 2. parce qu’il y a plus de crème que de fruits dans la plupart des gâteaux et 3. parce que je n’ai pas de thermomètre de cuisson, de pèse-personne à aliments, de batteurs à œufs 5 vitesses, de lance flammes…et j’en passe.
par Julie W.
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Notre vie au quotidien
Le matin, pas mal de monde arrive. On est parti tranquille vers 7h. Premiers 200m de dénivelés sont à pied en chaussure de ski dans le gravier volcanique, il fait déjà chaud (face sud).
par Olivier W.
publié dans :
Japon
Juste en bas de chez nous, prendre l’entrée du temple à droite du MacDo.

Ici les ruelles étroites m’ont rappelées un instant la Croix Rousse, un instant seulement jusqu’à ce que je croise un bouddha gardien d’un petit cimetière coincé entre quatre murs.
Elles mènent presque toutes à un passage entre deux murets où il est indiqué qu’il est interdit de s’aventurer plus loin. Aujourd’hui j’ai traversé (après avoir vu un jeune homme puis une vieille dame remonter le chemin, je me suis dit qu’il devait être écrit que seules les personnes du quartier pouvaient passer…je me suis donc autorisée). De l’autre côté, d’autres ruelles, d’autres jardins de 2 mètres carrés et finalement je retrouve ma rue aux lampadaires d’une autre époque.
Plus loin je tombe nez à nez avec un bâtiment paquebot chat noir…
J’aime ces maisons qui débordent de fleurs, c’est souvent un peu le bordel, pas toujours très bien entretenu et c’est ça qui donne tout le charme. Et c’est aussi ce qui rend difficile de trouver un fleuriste dans Tokyo, on s’arrête à toutes les maisons…
Ici les ruelles étroites m’ont rappelées un instant la Croix Rousse, un instant seulement jusqu’à ce que je croise un bouddha gardien d’un petit cimetière coincé entre quatre murs.
Plus loin je tombe nez à nez avec un bâtiment paquebot chat noir…
Puis j’ai fait l’effort de monter jusqu’au temple Denzuin, et là, c’était merveilleux, toutes les statues sur le bord de la route m’encourageaient…
par Julie W.
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Tokyo







Il n'y a rien plus bas...