Dimanche 13 mai 2007

Nous voici à bord de notre Nissan March pour trois jours dans la péninsule de Kii au sud de Nara. Finalement le plus dur fut de comprendre le fonctionnement du GPS pour entrer le numéro de téléphone du temple dans lequel on avait réservé deux chambres à Koya-san. Quasiment toutes les voitures au Japon sont automatiques et une fois le GPS réglé, il n’y a qu’à tenir le volant ! Enfin je dis ça moi je n’ai pas pris la peine de faire traduire mon permis à l’ambassade et de passer une journée pour avoir un permis japonais. Donc c’est Olive aux commandes. A la sortie de Nara, madame GPS, de sa voix douce nous indique « Turn right in 80km ». La route n’est pas vraiment sympa, on est ni en ville ni à la campagne et au bout de 10 minutes, Olive n’a déjà plus envie d’écouter la dame. Finalement, il prend une petite rue sur la gauche, le GPS s’affole, la rue se rétrécie, voiture en face, marche arrière et retour sur la route principale que l’on suivra jusqu’à la petite route de montagne qui nous mènera au sommet du mont Koya, situé à 900m d’altitude. C’est un repère à temples en pleine nature. A son apogée le site comptait plus de 1000 temples et 90000 bonzes ! On a donc fait quelques visites de temples et de jardins.

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 Mezimages Hébergement gratuit d'image En fin de journée, nous avons fait une petite balade dans un immense cimetière, le plus grand du Japon d'après la mama-san de notre temple. Une grande forêt recouverte de tombes. Il y en a pour tous les goûts : d’immenses mausolées où reposent des familles entières (surement de prestigieuses familles japonaises), des petites statues avec leur bavette, des tombes en forme de tout et n'importe quoi (fusée, pinceaux...) d’autres en ruine recouvertes de mousse.. Mezimages Hébergement gratuit d'image Mezimages Hébergement gratuit d'image

Sur place les principaux logements sont des temples. Nous avons choisi le Rengejo, car la mama-san du temple (oui oui car les moines se marient) parle l’anglais et il est donc réputé pour son accueil chaleureux vis-à-vis des étrangers. On nous installe dans deux petites chambres qui communiquent entre elles (en même temps toutes les chambres communiquent, il y a des cloisons coulissantes sur les quatre murs) et donnent sur les jardins. A peine installés, on nous annonce que le repas est prêt. Dans une jolie pièce au rez de chaussée, les petits plats colorés posés sur des minis tables individuelles nous attendent. Une cuisine 100% végétarienne sans œuf ni ail et oignon (ça, je ne sais pas pourquoi !). On goutte à tout sans vraiment savoir ce que l’on mange, c’est un régal. La mama-san prendra le micro pour venir nous conter son histoire à la fin du repas.
Repas végétarien

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De retour dans nos chambres, après avoir testé tous les yukatas à notre disposition, on file dans les bains communs.  Mezimages Hébergement gratuit d'image Mezimages Hébergement gratuit d'image

Il est six heures, le mont Koya s'éveille (et encore on a eu de la chance car on était encore dans le rituel de l’hiver, l’été c’est à cinq heures que le gong retentit). Ca chuchote, les portes en papier de riz coulissent, et l’on se retrouve tous pour l’office dans une petite pièce obscure éclairée par quelques bougies où l’on sait dès que l’on a posé le pied à l’intérieur que nous allons puer l’encens toute la journée. De l’autre côté de l’autel, le moine principal est au centre, ses co-disciples sur les côtés. Silence absolu. On essaie de trouver une position assise confortable à même le sol...pas évident. Jean-Luc aura changé 1000 fois de positions pendant la cérémonie. Puis les moines se mettent à chanter dans les graves avec quelques fois le moine principal qui part en solo, en l’annonçant au préalable d’un coup de gong. Malgré les fourmis dans les jambes, je me suis endormie en essayant de comprendre ce qu’il racontait avec mes 3 mots de japonais. C’était vraiment long. J’ai aussi préféré fermer les yeux pour éviter une crise de fou rire. Le petit déj est similaire au repas dhier soir. Plus dur à avanler le matin après la messe!

Le jardin central de notre temple

Le jardin central de notre temple

par Julie W. publié dans : Japon
Samedi 12 mai 2007
Nara fut la première capitale officielle du Japon au VIII (déplacée ensuite à Kyoto, situé à 30-45 minutes en train). J’ai bien aimé l’ambiance dans cette ville qui comporte encore pas mal de veilles maisons en bois, des magasins traditionnels, des petites ruelles, une grande forêt et bien sur des temples de partout.
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En me renseignant, je suis devenue une pro des animaux et j’ai trouvé la solution, il ne s’agit pas de daims mais de cerfs Sika (ou encore Servus Nippon), il est plus petit que le daim mais possède des bois. Toujour est-il qu’à Nara, ces cerfs japonais qui visitent les temples avec les touristes (attendant les petits gâteaux-gaufrettes en vente de partout) n’ont vraiment pas l’air de péter la forme avec leur pelage tout clairsemé !

Voici le Todai-ji, un des plus importants temples de la ville : 57 mètres de large, 50 mètres de haut c’est la plus grande construction en bois du monde. Et à l’intérieur, le gros bouddha en bronze est aussi très impressionnant. On en fait tout le tour admirant aussi ses deux femmes à côté de lui.
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Les moines bouddhistes sont les seuls mendiants tolérés au Japon.

A midi, nous avons fait une pause dans un restaurant d’okonomiyaki, la plaque chauffante en guise d’assiette.  Mezimages Hébergement gratuit d'image

Mezimages Hébergement gratuit d'imagePuis nous sommes repartis dans le parc en passant par le sanctuaire Kasuga et ses 1000 lanternes qui malheureusement ne sont allumées que deux jours dans l’année. On est ensuite monté sur le balcon d’un temple haut perché (dont j’ai oublié le nom), duquel on pouvait voir l’étendue de la ville de Nara.
Puis nous avons passé la nuit dans un ryokan bien sympatique (le Matsumae). Petit déjeuner sur place dans le salon de lhotel qui donne directement sur un tout petit jardin japonais. Aucun dentre nous (encore moins Olivier qui est resté au lit!) na osé prendre le petit-déjeuner japonais (le poisson cest pas évident le matin) mais nous navions pas pensé que Western style ce nest pas forcément français. Pour moi lomelette ou encore le jambon ont eu du mal à passer!
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Mezimages Hébergement gratuit d'imageNous quitterons Nara en voiture, première fois qu’Olivier conduisait sur le sol japonais. Et malgré la conduite à gauche, le volant à droite, les panneaux en japonais, on s’en ait bien sorti (heureusement que Madame GPS nous dictait toutes les minutes notre chemin en anglais...). Direction Koya-san...
Diaporama ici.
par Julie W. publié dans : Japon
Samedi 5 mai 2007
Avant de nous rejoindre sur Kyoto, visite du château d’Himeji (entouré des premiers cerisiers en fleurs) et ses jardins japonais.




par Julie W. publié dans : Japon
Jeudi 26 avril 2007
A Hiroshima, il n’y a pas que le musée de la bombe. Il y a pleins de tramways (récents et plus anciens).

Les statues sont bien protégées du froid…



Enfin pas toutes…


Et puis il y a une petite île, Miyajima, considérée comme sacrée par les japonais, connue principalement pour son tori qui a les pieds dans leau à marée haute. Les daims (ou cerfs ?) ne manquent pas, ainsi que les petits singes.



par Julie W. publié dans : Japon
Mercredi 25 avril 2007
Au matin du 6 août 1945, Hiroshima est une ville en pleine expansion, la septième ville du Japon, avec une population de 250 000 habitants. Ce même matin, décolle de l’atoll de Tinian, un B-29 baptisé Enola Gay, du nom de la mère du pilote. La forteresse volante transporte la première bombe à uranium, surnommée Little Boy (petit garçon), qui pèse plus de 4 tonnes. Cette bombe va libérer l’équivalent d’environ 20 000 tonnes de TNT. Deux jours plus tôt, des flots de prospectus avaient été déversés sur la ville sur lesquels on pouvait lire : "Votre ville sera rasée à moins que votre gouvernement ne capitule". Hiroshima fut effectivement rasée à 90 % par la première bombe atomique (bombe A), le 6 août 1945, à 8 h 15. A 8h13, le pilote reçoit l’ordre de la larguer sur Hiroshima. Le B-29 a déjà parcouru 25 km quand son équipage voit un immense éclair blanc. Puis, tandis que la ville disparaît sous un amas de poussière grise parcourue de flammes, un champignon nuageux monte jusqu’à la stratosphère. La bombe explose à 530 m au-dessus du sol, créant une boule de feu dévastatrice. En une fraction de seconde, la température au sol atteint 6 000°C. A 600 m de distance, la température est encore de 1 300°C. Toutes les personnes présentent dans ce périmètre meurent carbonisées. Plus loin, la chaleur est telle que les yeux fondent dans leurs orbites. Certains visages ne sont plus que des boules de chair à vif. A 3 km du lieu où la bombe est tombée, la peau brûlée, tombe par plaques. Avec une vitesse de plus de 300 m à la seconde, la vague de chaleur souffle les véhicules, les maisons, les hommes. Il ne reste plus rien de la végétation sur plusieurs kilomètres. De plus, des milliers de personnes sont prises sous les décombres. Et le long calvaire des survivants ne faisait que commencer. 12 km² de la ville furent détruits et l’on dénombra 140 000 morts en décembre 1945. Un chiffre très approximatif, étant donné le désordre qui régnait alors. Après cette date, les recensements sont plus délicats à établir, et le nombre total des victimes ne sera jamais connu.
3 jours plus tard, le 9 août 1945, Nagasaki fut pratiquement entièrement détruite par Fat Man (le gros bonhomme), bombe au plutonium plus puissante que Little Boy.



Le « Dôme », centre de promotion de l'industrie de Hiroshima dessiné par l'architecte tchèque Jan Letzel, était très proche de l'hypocentre. Le bâtiment résista au souffle et fut renommé en Mémorial de la paix de Hiroshima. Il fait partie des monuments de l'Unesco depuis 1996 malgré les protestations des États-Unis et de la Chine.

Sources , et .
par Julie W. publié dans : Japon
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