Comme on habite pas loin du Tokyo Dome, le temple du baseball où s’entraînent les Giants de Tokyo, nous sommes allés voir le match qui opposait les Giants de Tokyo à ceux d’Hiroshima (j’ai oublié leur petit surnom !). Je ne suis pas une fan de baseball et j’ai un peu du mal avec les règles (je ne sais jamais combien de fois le lanceur peut faire d’essais, s’il a réussi son coup ou si c’était à côté etc…) et puis il faut dire que je trouve ça vraiment lent.

J’ai donc passé plus de temps à observer les supporters dans les gradins ! Ils sont à fond, ils ont toujours (comme lors des matchs de volley) leurs boudins aux couleurs de l’équipe, l’écharpe, la casquette, toute la panoplie achetée dans les stands à l’entrée du
stade. Mais celles qui font le plus de sport dans le stade, ce sont les pompom-girls porte-bière à pression habillées aux couleurs fluo. Elles courent d’une tribune à l’autre avec leurs litres de
bière dans le dos, montant et descendant les marches ! Horrible le boulot !Pour tout vous avouer on est parti avant la fin car le match s’éternisait un peu, mais l’on a passé une bonne soirée !


En revanche, j’ai beaucoup plus aimé le tournoi de mon labo. Là je ne parle pas des grands tournois inter-universitaire qui font la renommée de l’université…non non juste un tout petit tournoi entre labos, je pense même que c’était du soft-ball et non du base-ball. On est arrivé en finale mais on a perdu à 1 point le dernier match ! Ce fut une grosse déception pour le meneur de jeu! J’ai un peu mieux compris les règles et j’ai même entrevu pourquoi on pouvait aimer ce jeu (par contre, pour le gars de l’équipe qui se retrouve tout au bout du terrain et qui ne peut parler avec personne et qui n’a jamais de balle à rattraper car on ne les lance pas si loin, je ne conçois pas bien comment on peut apprécier de jouer à cette position !)



Le matin, pas mal de monde arrive. On est parti tranquille vers 7h. Premiers 200m de dénivelés sont à pied en chaussure de ski dans le gravier volcanique, il fait déjà chaud (face sud).
Nous voici à bord de notre Nissan March pour trois jours dans la péninsule de Kii au sud de Nara. Finalement le plus dur fut de comprendre le fonctionnement du GPS pour entrer le numéro de téléphone du temple dans lequel on avait réservé deux chambres à Koya-san. Quasiment toutes les voitures au Japon sont automatiques et une fois le GPS réglé, il n’y a qu’à tenir le volant ! Enfin je dis ça moi je n’ai pas pris la peine de faire traduire mon permis à l’ambassade et de passer une journée pour avoir un permis japonais. Donc c’est Olive aux commandes. A la sortie de Nara, madame GPS, de sa voix douce nous indique « Turn right in 80km ». La route n’est pas vraiment sympa, on est ni en ville ni à la campagne et au bout de 10 minutes, Olive n’a déjà plus envie d’écouter la dame. Finalement, il prend une petite rue sur la gauche, le GPS s’affole, la rue se rétrécie, voiture en face, marche arrière et retour sur la route principale que l’on suivra jusqu’à la petite route de montagne qui nous mènera au sommet du mont Koya, situé à 900m d’altitude. C’est un repère à temples en pleine nature. A son apogée le site comptait plus de 1000 temples et 90000 bonzes ! On a donc fait quelques visites de temples et de jardins.
En fin de journée, nous avons fait une petite balade dans un immense cimetière, le plus grand du Japon d'après la mama-san de notre temple. Une grande forêt recouverte de tombes. Il y en a pour tous les goûts : d’immenses mausolées où reposent des familles entières (surement de prestigieuses familles japonaises), des petites statues avec leur bavette, des tombes en forme de tout et n'importe quoi (fusée, pinceaux...) d’autres en ruine recouvertes de mousse..
Sur place les principaux logements sont des temples. Nous avons choisi le Rengejo, car la mama-san du temple (oui oui car les moines se marient) parle l’anglais et il est donc réputé pour son accueil chaleureux vis-à-vis des étrangers. On nous installe dans deux petites chambres qui communiquent entre elles (en même temps toutes les chambres communiquent, il y a des cloisons coulissantes sur les quatre murs) et donnent sur les jardins. A peine installés, on nous annonce que le repas est prêt. Dans une jolie pièce au rez de chaussée, les petits plats colorés posés sur des minis tables individuelles nous attendent. Une cuisine 100% végétarienne sans œuf ni ail et oignon (ça, je ne sais pas pourquoi !). On goutte à tout sans vraiment savoir ce que l’on mange, c’est un régal. La mama-san prendra le micro pour venir nous conter son histoire à la fin du repas.
De retour dans nos chambres, après avoir testé tous les yukatas à notre disposition, on file dans les bains communs.
Il est six heures, le mont Koya s'éveille (et encore on a eu de la chance car on était encore dans le rituel de l’hiver, l’été c’est à cinq heures que le gong retentit). Ca chuchote, les portes en papier de riz coulissent, et l’on se retrouve tous pour l’office dans une petite pièce obscure éclairée par quelques bougies où l’on sait dès que l’on a posé le pied à l’intérieur que nous allons puer l’encens toute la journée. De l’autre côté de l’autel, le moine principal est au centre, ses co-disciples sur les côtés. Silence absolu. On essaie de trouver une position assise confortable à même le sol...pas évident. Jean-Luc aura changé 1000 fois de positions pendant la cérémonie. Puis les moines se mettent à chanter dans les graves avec quelques fois le moine principal qui part en solo, en l’annonçant au préalable d’un coup de gong. Malgré les fourmis dans les jambes, je me suis endormie en essayant de comprendre ce qu’il racontait avec mes 3 mots de japonais. C’était vraiment long. J’ai aussi préféré fermer les yeux pour éviter une crise de fou rire. Le petit déj est similaire au repas d’hier soir. Plus dur à avanler le matin après la messe!
Le jardin central de notre temple
En me renseignant, je suis devenue une pro des animaux et j’ai trouvé la solution, il ne s’agit pas de daims mais de cerfs Sika (ou encore Servus Nippon), il est plus petit que le daim mais possède des bois. Toujour est-il qu’à Nara, ces cerfs japonais qui visitent les temples avec les touristes (attendant les petits gâteaux-gaufrettes en vente de partout) n’ont vraiment pas l’air de péter la forme avec leur pelage tout clairsemé !
Voici le Todai-ji, un des plus importants temples de la ville : 57 mètres de large, 50 mètres de haut c’est la plus grande construction en bois du monde. Et à l’intérieur, le gros bouddha en bronze est aussi très impressionnant. On en fait tout le tour admirant aussi ses deux femmes à côté de lui.
Les moines bouddhistes sont les seuls mendiants tolérés au Japon.
A midi, nous avons fait une pause dans un restaurant d’okonomiyaki, la plaque chauffante en guise d’assiette.







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