
Le gagnant ou la gagnante remportera un voyage de rêve au Japon (à noter que les frais de transport ne sont pas inclus;)



Dans la boutique d’à côté, les livres reposent sur la tranche et le libraire à coller des étiquettes sur chaque ouvrage, permettant une reconnaissance plus rapide (personnellement, ça ne m'aide pas plus;). Des étiquettes toutes décolorées laissent supposer que certains livres sont ici depuis un long bout de temps.
Je m’enfonce dans les ruelles parallèles au carrefour…encore des bouquinistes…y’en a de partout, c’est génial ! Certaines boutiques trop petites utilisent les murs extérieurs.
Les boutiques sont généralement étroites et bien achalandées. Mis à part une horloge au fond au dessus du bureau du libraire il n’y a que des livres. J’entre dans une autre librairie où j’ai aperçu des estampes ukiyo-e colorées dans la vitrine. Les livres ici sont très anciens. J’en ouvre un délicatement : des colonnes écrites à la main sur un papier aussi fin que du papier à cigarette. Le libraire ou peut-être un client m’explique (avec un crayon et un bout de papier) qu’il s’agit de livres de la période Edo écrits entre les années 1600 et 1800.
On me tend un petit plan du quartier où sont répertoriées toutes les librairies : plus de 160 ! Il paraît que ce quartier est le plus grand marché du livre au monde...et dire que je ne peux pas comprendre un seul mot… Octobre : la période des matsuri se termine. Tout l’été, dans les rues de Tokyo et de tout le Japon on peut entendre des « esa esa esa esa », le chant des porteurs de chars. Ces festivals, organisés par les habitants des quartiers, ont un lien étroit avec l’agriculture, ils faisaient autrefois référence généralement à la plantation ou la récolte du riz. Chaque quartier possède un petit sanctuaire dans lequel repose toute l’année un (ou plusieurs) temple(s) portatif(s) (les mikoshi). Et le jour du festival, les mikoshi sont de sortie. Tous les habitants du quartiers enfilent le hanten, le kimono de coton tagué au nom du quartier et les tabi, chaussures-chaussettes pour pied à un orteil ! Le festival est destiné à apaiser les divinités en les transportant dans le mikoshi jusqu’à un autre temple plus grand et à la fin de la journée, les mikoshi retournent dans le sanctuaire pour une année de repos bien méritée !


En mai, nous avions assisté au festival du quartier Asakusa, une gigantesque procession qui attire chaque année plus de 1 700 000 personnes pendant les 3 jours de festival : une cinquantaine de mikoshi sont de sortie, les rues interdites à la circulation débordent, les porteurs sont en transe, le son des flûtes, du tambour et les chants des porteurs résonnent dans toutes les ruelles. La parade s’arrête devant le Senso-ji, un des temples les plus vénérés de Tokyo qui est bien sûr plein à craquer.
Grâce à Olivier G., nous avons pu le mois dernier, participer au festival de son quartier Meguro. Un peu après midi, on a enfilé les hanten prêtés par le proprio d'Olivier et nous pouvions (presque) nous fondre dans la population locale !
En suivant les habitants du quartier, nous essayons de ne pas trop faire tâche (avec 2 personnes de plus d’un mètre 90 c’est pas évident !). Mais on est finalement vite intégré, et les mecs assurent les relais pour porter le char, ce qui s’avère pas si évident que ça quand on fait 20 centimètres de plus que les autres!
Les enfants en tête de la parade sont fiers de porter un temple miniature. On s’arrête assez souvent pour boire une petite bière offerte par les commerçants du quartier. Au bout d'une heure, les "washoi washoi" et "esa esa" gravés dans nos têtes, on débouche sur une grande artère avant d'attendre notre passage devant le grand temple.


Pour nous, le défilé s'est terminé devant une barquette d'Okonomiyaki, littéralement du "Comme il vous plaiera grillé"! Il y avait en effet une sorte de crêpe recouverte de pâtes, de choux et de fines tranches de porc. Près du temple, pleins de stands sont dressés pour l'occasion, on se croierait un peu à la fête foraine : bananes enrobées de chocolat recouvertes de sucre multicolore, barbes-à-papa, poissons grillés, et stands de pèche à la ligne avec de vrais poissons pour les enfants...
Où alors la baisser.



J'arrive forcément dans le parc où je ne suis pas seule. Tortues, hérons, canards sont réveillés depuis bien longtemps. Les chats vagabonds aussi.
D'autres se sont levés plus tôt, trop tôt peut-être.
D'autres n'ont jamais quitté les lieux.
Nombreux sont ceux qui lisent journaux ou romans et nombreux sont ceux qui méditent. Il faut dire que le champ de lotus s'y prète à merveille.

et certains dérivent sur le lac.
Il y a aussi ceux qui courent plus vite que moi mais je n'en parlerai pas. C'est surement parce que je prends le temps de réver, la tête dans les nuages.
Si j'ai le courage et les jambes je prolonge un peu le tour de parc en passant tout près d'un temple. Ca sent l'encens et quelques prieurs font sonner la grosse cloche.

Puis il faut indéniablement remonter. J'ai testé tous les chemins de retour, ils ont tous forcément une pente positive...
De loin, ça ressemble au français mais Monsieur Bescherelle n’est pas passé par là. C’est du français parlé par des japonais, ou plutôt écrit par des commerçants japonais: sur les enseignes des restaurants, sur les cahiers, sur la bouteille de shampooing ou encore sur les vêtements…un peu de partout en fait. Le français est la langue de l’amour et de la mode et la France le pays de la bonne bouffe ! Ca fait chic d’écrire en français.


En plus, les japonais aiment la France et sa langue. Plusieurs fois mes collègues m’ont demandée de leur parler en français, même s’ils ne captent rien, ça sonne bien ! Là il ne faut pas croire qu’eux parlent le français si l’on omet « bonjour », « Paris », « un, deux, trois », « Zidane » et « France Gall »!!!
En tout cas, c'est bien drôle, il reste quelques progrès à faire :
Magasins "Un dix cors", "Le souk prix"...
...ou encore "Frivole - be an angel - cocue" et un magasin de haute coutre.
J'aime bien celui là : "Olive des Olive" ! Sinon dans le registre de l'incompréhension, "Raffine, Profone, beau", et "La chambre d'ine, petite fleur de stratosphère" . Ils ont fumé quoi?...
...sûrement un champ entier de herbe!!!


Les toilettes Toto font de bonnes blagues et y'a du laisser aller dans le métro.
En même temps, il est fort possible que les japonais en vacances à Paris prennent, tout comme nous, pleins de photos de perles de "japoçais"!!




Il n'y a rien plus bas...