Samedi 9 septembre 2006

Pour ceux qui ont peur de l’avion, il est possible de venir nous rendre visite … en train.










Actuellement le trajet prend un peu de temps mais n'est certainement pas dénué d’intérêt (on pourrait peut être bien se le tenter au retour nous…) : Paris – Moscou, 2 jours, Moscou – Vladivostock par le Transsibérien, 9258 km direct sans changement, 7 jours … ou bien Moscou – Pékin par le Trans-mongolian (7 jours aussi), et un petit bateau pour finir, 2 jours et demi. Pays traversés : Allemagne, Pologne, Russie (Mongolie, Chine). Ca c’est si vous prenez le rapid mais il y a un Transsibérien Moscou – Vladivostock qui fait quelques détours dans la toundra, qui met 9 jours et qui peut même aller s’aventurer jusqu'à Pyongyang en Corée du Nord…

trajet transsibérienDonc ça c’est aujourd’hui mais si vous attendez un peu (genre un siècle), il ne vous faudra peut être que 2-3 heures. On est allé dernièrement au musée des sciences Miraikan à Tokyo et nos amis japs étant assez passionnés par les trains, une partie du musée concerne l’avenir du train. Le Maglev est un train utilisant le principe de la lévitation magnétique à partir de matériaux supraconducteurs. L’intérêt est l’absence de frottements par rapport à un train classique puisqu’il ne touche pas les rails. La vitesse n’est plus limitée que par la résistance de l’air … Récemment, un train japonais de ce type a battu le record du monde de vitesse pour un train (580 km/h), alors détenu par le TGV français.

maglevSi on envisage la construction de tubes à vide, on arrive alors au Vactrain pouvant théoriquement atteindre des vitesses de 5000-8000 km/h, laissant Paris à 2 heures de Tokyo. Bon après, c’est pas gagné, à de telles vitesses, la moindre courbure va créer des forces centrifuges énormes. Et si c’est a priori  très bénéfique en terme de consommation d’énergie, je me demande bien la quantité d’énergie consommée pour la construction et l’entretien de tubes a vides de milliers de km …. Enfin bon c’est bien intéressant, si vous voulez vous documenter...

Sinon, il y a aussi un excité qui est venu de Paris à Tokyo en courant, c’est une autre solution… 19300 km, 276 jours sans repos, ce qui fait 70 km par jour … taré. Il avait une tendinite au tendon d’Achille à l’arrivée … non sans déc. !!!! (La presse ne dit pas comment il a fait pour courir entre la Chine et le Japon qui est tout de même un archipel, enfin bon … nager 500 bornes, ça doit pas être un problème pour ce gars là .. LOL)

par Olivier W. publié dans : Japon
Mercredi 6 septembre 2006
Dimanche matin, seul, le gardien de la porte centrale de l'Université craque... je l'ai observé faire son show pendant un bon bout de temps...
Ils sont fous ces japs!!


par Julie W publié dans : Tokyo
Mardi 5 septembre 2006
Au Japon, la mode est à la peau blanche (*). La plupart des filles se déplacent donc avec une ombrelle afin de se protéger au mieux des rayons du soleil. D’ailleurs les filles ont quasiment toujours soit un parapluie soit une ombrelle en main car dès la moindre goutte et dès le moindre rayon, elle protège leur tête. Certaines personnes âgées cachent même tout leur corps du soleil : ombrelle donc (remplacée quelque fois par une casquette à visière géante…), gants (soit tout blancs soit tout noirs, souvent en dentelle fine, quelquefois directement intégrés sur le vélo...), jupe longue...
 
la femme à l'ombrellele vélo à manche











* Pour certain(e)s jeunes (que l'on aperçoit principalement dans le quartier branché de Shibuya), la mode du bronzage à l’extrême existe aussi : bronzées (virant au noir !), lunettes de star, mini-jupe…elles se nomment les Ganguro Girls (ガングロ)
Samedi 2 septembre 2006

…me coûte environ 1700 yens (soit plus de 10 euros) ! Trois tomates, quatre courgettes, six petites aubergines, deux poivrons, un oignon…et encore j’ai la chance d’avoir trouvé une petite épicerie dans notre quartier où les fruits et légumes sont moins chers que dans les supermarchés ou superettes. Au Japon (peut-être aussi particulièrement à Tokyo) le prix des fruits et légumes peut atteindre des sommets !

vitrine_fruits_TokyoVous pouvez voir sur cette photo la vitrine d’un magasin de fruits (de luxe). On est très loin des étales de fruits et légumes du « petit arabe » de la Place Saint Bruno ! Ici les fruits s’achètent à l’unité et non au kilo. En même temps, ça ferait un peu peur de voir les tomates à 10-15 euros le kilo…Dans ces magasins, les fruits sont souvent achetés pour être offerts. En France on ne reçoit plus notre orange à Noël mais au Japon on peut toujours offrir un melon pour la fête des mères ! Mais bon il faut être riche : le melon (qui repose sur de la soie dans sa petite boite, cf. photo ci-dessous) coûte 5 250 yens (soit plus de 35 euros…et encore ce n’est pas le plus cher, j’en ai vu à plus de 10 000 yens !), le panier de fruits 21 000 yens (140 euros !), la pastèque à 10 500 yens…un seul fruit n’est pas vendu trop cher c’est la banane, puisqu’elle est forcément importée ; on la trouve par exemple à 50 yens dans la superette de l’Université.

paniers_fruits_prixLes épiceries sont rares et je n’ai encore jamais vu de marchés (excepté Tsukiji). Une autre déception : les cerises. Les cerisiers si nombreux (et si beaux au printemps) ne font pas de cerises...

Sinon, vous savez comment se nomme la poire ici ? « La France » - ラ フランス- tout simplement ! c’est aussi du coup le nom d’un alcool fort. On peut donc dire ici que l’on veut manger (ou boire) la France. La poire japonaise - nashi 梨 - est une poire-pomme (forme de la pomme avec la peau de la poire et une chair croquante mais juteuse avec le goût de la poire).

La taille des légumes surprend aussi au début…ils sont souvent tout petits, tout mignons (en tout cas ceux de mon épicière, qui, au passage, s'évertue tous les week-end à m'apprendre les noms des fruits et légumes que j'achète).

petits-légumesépicerie









Thomas, on t’attend avec impatience, on compte sur toi pour nous faire un potager sur le balcon…

par Julie W. publié dans : Tokyo
Mercredi 30 août 2006

aso san panorama
Lors de notre visite à Kyushu, nous sommes passés par le volcan Aso-san. Ce volcan est actuellement dans une période d'activité « modérée » (je ne sais pas si ce qualificatif est agréé par la fédération internationale des volcans mais bon...). Il est possible de s'approcher du cratère selon le sens du vent. Le fond du cratère est un lac d'acide sulfurique (ou autrement dit, de l'eau acidifiée par le soufre, cf. vidéo sur la formation des lacs d'acide) qui bouillonne pas mal (320 degrés Celsius ??) et qui dégage donc du soufre (bonne odeur d'oeuf
pourri).

aso san cratère

lac d'acide aso sanQuand nous sommes arrivés, nous ne pouvions pas nous approcher mais les petits vendeurs de soufre pour touristes étaient déjà installés près du cratère … 20 minutes après on pouvait s’approcher et 1 heure après, c’était de nouveau fermé … tout ça avec la sono de sécurité japonaise en continu … en gros c’est un peu folklo. Ce volcan, de type explosif donc dangereux (quelques abris anti-bombe sont là pour se rassurer, en même temps la vidéo du volcan explosif St Helens aux US – elle est ENORME !!! – elle rassure pas sur les abris anti-bombe …)  est considéré comme l’un des plus actifs avec 170 éruptions majeures depuis l’an 553. Mais il semble que ce ne soit rien par rapport à ce qu’il s’est passé il y a 90000 – 300000 ans. En effet ce cratère n’est en fait qu’une broutille au milieu d’une énorme caldera qui s’est formée grâce à 4 éruptions exceptionnelles il y a 90000 – 300000 ans. La caldera (photographiée d’avion ici) mesure 120km de circonférence et elle est l’une des plus grande au monde. Il y a 90000 ans, l’éruption la plus importante des 4 a recouvert de cendres l’île de Kyushu en entier. Les explosions de volcans sont classées par catégories, celle-ci fait partie de la VEI-7, avec 600 km3 évacué (sensiblement équivalent au volume du Fuji-san, le record des supervolcano étant 5000m3, c’est la caldera Garita au Colorado, formée il y a 27 millions d’années). Pour avoir une référence, l’éruption énorme du St Helen que j’espère vous avez regardée plus haut, fait 2.5 km3

olive et kik aso

vue Mont Aso


Au milieu de tout ce gravas (très vert en été), nous, on est allé faire une petite rando au sommet du coin, le Naka-dake, 1506m, en contournant (évidemment...) le cratère. Après une première boucle, il est possible de faire une deuxième ascension en plein cagnard au Kijima-dake, 1270m, histoire d'aller jeter un coup d'oeil sur le cône parfait du petit Komezuka. L'anecdote (pour les fans de groupe sanguins, d'astrologies et autres croyances... suivez mon regard :)...) dit qu'il a cette forme parfaite parce que le dieu Takeiwatatsuno-mikoto a retiré le riz de la montagne pour le donner aux japonais affamés...

Le prochain chapitre Science de la Terre concernera les tremblements de terre.

rando Mont Aso

famille japcone


 


 


 



 


 

 

Japon VolcansLes principaux volcans du Japon

 

 

par Olivier W. publié dans : Japon

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