Des petits riens que nous pourrions copier

Publié le par Olivier W.

Je remarque quelques particularités de la vie courante japonaise que nous n’avons pas en France et qui sont pourtant des « évidences » selon moi. Je ne parle pas ici des caractéristiques liées à la puissance économique du Japon ou à la personnalité des japonais (ex : Shinkansen Tokyo-Osaka toutes les 5 minutes sans jamais un retard …soit 300 par jours, ou bien encore les superettes ouvertes 24h sur 24 à chaque coin de rue) mais de petits avantages qui pourraient très bien exister en France.

Les caisses des supermarchés. C’est ce qui me concerne le plus puisqu’elles permettent aux personnes pas très rapides de rester cool. En France, il faut prendre une suée pour remplir ses sacs, histoire de désengorger le tapis roulant et de ne pas être contraint de finir sous le regard de la caissière, qui comble de la honte, décide de venir vous aider. Ici, il y a deux caddies, un avec mes produits et un vide, la caissière scanne mes produits puis les pose dans le deuxième caddie vide, je paye puis je vais faire mes sacs tranquillos un peu plus loin dans une zone prévue à cet effet.

La caisse de la caissière. La caissière n’a jamais besoin de faire les comptes donc il ne peut pas y avoir d’erreurs lorsqu’elle rend la monnaie. Sa caisse est spécialement conçue pour que lorsqu’elle insère les billets et les pièces, la machine lui renvoie automatiquement la monnaie correspondante. Rapide et infaillible !!! Pendant ce temps, la caissière a tout le loisir de vous répéter Aligaaatoooo gosaaiiiimachhtaa (merci) jusqu'à ce que vous soyez parti.

Les factures. Outre le prélèvement automatique, toutes les factures (gaz, électricité, téléphone, eau, loyer …), après être reçues chez soi peuvent se payer dans les konbinis (コンビニ, abréviation de l'anglais convenience store, superettes) ouverts 24h sur 24 à chaque coin de rue. Pas d’envoi par la poste avec recherche d’une enveloppe et d’un timbre pendant 3 jours.

Le confort du Shinkansen. Le TGV japonais est nettement plus confortable que le notre. Ce qui change tout : l’espace que l’on a pour les jambes, environ le double de celui du TGV seconde classe, c’est même plus spacieux qu’en première je pense. Ceci est notamment  liè au fait que tous les sièges peuvent pivoter de 180 degrés (il faut donc de la place…) de manière à être dans la direction du transport à l’aller comme au retour. 

Les tickets de métro. Il n’y a aucun ticket de métro qui traine par terre à Tokyo puisque le système des tickets empêche cette possibilité. On passe son ticket en entrant dans un « tourniquet » et le ticket est avalé par le tourniquet à la sortie.

Les recommandés livrés. Lorsque l’on reçoit un recommandé et que nous sommes absents, il suffit, avec le ticket qui a été laissé comme avis de passage, de téléphoner à la poste et de demander quand est-ce que l’on souhaite que le colis nous soit livré. Pas de queue d’une heure à la Poste pour recevoir son misérable carnet de chèque mais bon, il faut savoir parler japonais au téléphone…

Après, il y a des choses plus discutables mais tout de même intéressantes :

Les cyclistes en ville sont considérés comme des piétons. Ils roulent sur les trottoirs le plus souvent et prennent les passages piétons. Pas d’histoire de pistes cyclables trop peu nombreuses, moins de danger pour les cyclistes, pas de code de la route cycliste, moins de souci pour les automobilistes. Il n’y a pas spécialement de problèmes cyclistes-piétons alors que le nombre de cyclistes est beaucoup plus nombreux qu’en France.

Les cartes d’orientations. Les cartes géographiques de quartiers dans Tokyo ne sont pas dessinées avec le haut de la carte correspondant au Nord mais avec le haut de la carte correspondant à ce que l’on a devant les yeux actuellement en regardant cette carte particulière. Personnellement, je préfère les cartes classiques avec le Nord en haut mais je pense aux femmes qui bien souvent ne savent pas où est le Nord et je comprends l’intérêt de ces cartes … ;)

Notons aussi une particularité, plutôt pas pratique cette fois, de l’orientation à Tokyo. Les adresses ne comportent pas de nom de rues, et pas de numéro de bâtiment. Elles n’affichent que le nom du quartier puis le numéro d’un bloc à l’intérieur d’un numéro de bloc, lui-même a l’intérieur d’un numéro de bloc, ces numéros de blocs n’existant pas visuellement dans les rues mais uniquement sur des plans que les facteurs connaissent par cœur. Pour se rendre à un endroit précis il faut donc avoir analysé préalablement un vague plan situant le lieu par rapport à la station de métro, la station service et le konbini le plus proche.

Publié dans Japon

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JL Dabel Iou 01/09/2006 20:18

Jolie le kimono ! Mais pas mal aussi le choc des cultures avec le sac Guerlain Paris ... Comme quoi la mondialisation fonctionne à plein ... surtout pour les parfums ...

Julie W. 02/09/2006 14:09

Ca se passe de commentaires...:0085:

TÎma 31/08/2006 13:49

Moi je suis peut-être une gonzesse... mais je pense que je préfère les cartes dans le sens de la rue... (s'il indique où est le Nord, il n'y a pas de perte d'information... et c'est plus rapide pour comprendre tout de suite si tu dois continuer tout droit ou rebrousser chemin...)

Quant aux autres trucs, si je devais faire un choix parmi tous, ça serait les recommandés livrés à la maison... Ce matin, je suis allé chercher mon chéquier à la Poste Saint-Bruno... cest insuportable...

Remy 30/08/2006 10:08

Ouai je te fais confiance question radar à nourriture !

LOL, Pour la chasse...ben si, je m'inquiète...;op

Delf 29/08/2006 20:41

LOL! T'inquiètes donc pas pour la chasse mon Remy!
Et puis pour ce qui est de l'orientation, je suis irréprochable!!! J'ai un radar à baraque à crèpe et à pizzeria intégré!

MK

yvon 29/08/2006 20:38

comme il pleut, cela m'a fait penser que dans la catégorie des petits riens, tu pourrais citer les consignes à parapluie et les housses spéciales dans les magasins pour ne pas "rincer" les sols propres.