Retour sur la Chine, dans un quartier qui nous a beaucoup plus : le vieux quartier. Il a certainement un autre nom mais nous ne l’avons pas retenu. En tout cas si vous visitez Shanghai il faut aller déambuler dans ses rues qui semblent être d’un autre âge, contraintes à se recroqueviller sur elles-mêmes, se protégeant de la ville moderne tout autour qui l’envahit, luttant contre sa démolition qui semble inévitable.






C’est un labyrinthe de ruelles remplies d’odeurs et de bruits : des enfants jouent à la toupie dans une grande bassine, des vieilles échoppes de toute part, trois petites dames assises sur un tout petit tabouret (semblable à celui utilisé par mamie Gabie pour traire les chèvres) discutent sur le trottoir, les maris, eux, sont debout et fument une cigarette, une odeur de poisson arrive à nos narines, un vélo tout rouillé est posé contre le mur, un homme vend quelques huîtres avec une rondelle de citron (la température extérieure ressentie est de 50°C, la fraîcheur de l’huître n’est pas vraiment garantie…), des numéros de partout sur les murs ce qui me rappelle la prison (je n’ai jamais fait de prison mais je ne sais pas pourquoi, je pensais à un détenu gravant tous les jours la date sur le mur…j’ai appris par la suite qu’il s’agissait de pubs : « pour faire réparer votre évier, composez ce num… »), un vendeur est assis sur ses pastèques, des habits sèchent au soleil suspendus sur des tiges en bambous traversant les rues, tout d’un coup une averse, des femmes sortent de toute part avec de grandes cannes pour retirer T-shirt et pantalons, nos tongs s’enfoncent dans le sol de la ruelle devenue boueuse...
Puis au tournant d’une rue, un trou…


On sent le quartier éventré, comme s’il venait de se prendre une bombe, et au milieu une Mercedes comme posée là pour faire une pub… le quartier est voué à disparaître avalé par des tours de bétons sans âme. Le gouvernement compte désengorger le centre-ville surpeuplé et ainsi améliorer les conditions de logement et promouvoir l’accession à la propriété de logements neufs. Ca c’est le slogan. En schématisant, il semble que le but soit d’avoir des centres-villes « tout propres » entendez par là « sans pauvres ». Nous avons vu un film très touchant sur le sujet, un film de Jia Zhang Ke, « Still life » (récompensé par un Lion d’Or à la Mostra de Venise l’an dernier). On y découvre l’ambiance des chantiers de démolition des habitations près du barrage des Trois-Gorges sur le fleuve Yangzi. Le contexte est certes légèrement différent de Shanghai et des grandes villes chinoises en général. En parlant avec Chen-kun, un chinois étudiant dans mon labo, j’apprends que ces délocalisations de famille entière n’ont pas que des mauvais aspects. Ses parents habitent dans une petite ville (c'est-à-dire d’environ 600 000 habitants) dans la province de Hunan. Ils ont perdu leur appartement car l’immeuble était jugé trop insalubre et ont été relogés dans une autre, tout neuf. Ils en sont très contents. Le cas est légèrement différent car contrairement aux grosses villes, ils ont été relogé dans le même quartier. Chen-kun me transmet ce lien pour me montrer que quelques fois, les habitants réussissent à ne pas faire détruire tout leur quartier, en effet les évictions forcées ont été interdites par le comité central du Parti Communiste Chinois fin 2003!
Un peu plus loin, les ruelles sont transformées en brocante à ciel ouvert. On y trouve de tout : des boites à thé, de vieilles pendules, des porcelaines, des baguettes chinoises, des coffrets ornés de lions dorés, des sabres, de vieilles photos de famille, des sculptures en bronze…

Et ce que l’on retrouve dans chaque échoppe : une panoplie d’objets à l’effigie de Mao Tsé-Toung. Cela va des babioles (briquets, montres, réveil rouge…), à la statue, en passant par le petit livre rouge traduit dans toutes les langues. Les affiches de propagande sont là aussi. Chen-kun m’explique que celle-ci désigne la Révolution Culturelle.







C’est un labyrinthe de ruelles remplies d’odeurs et de bruits : des enfants jouent à la toupie dans une grande bassine, des vieilles échoppes de toute part, trois petites dames assises sur un tout petit tabouret (semblable à celui utilisé par mamie Gabie pour traire les chèvres) discutent sur le trottoir, les maris, eux, sont debout et fument une cigarette, une odeur de poisson arrive à nos narines, un vélo tout rouillé est posé contre le mur, un homme vend quelques huîtres avec une rondelle de citron (la température extérieure ressentie est de 50°C, la fraîcheur de l’huître n’est pas vraiment garantie…), des numéros de partout sur les murs ce qui me rappelle la prison (je n’ai jamais fait de prison mais je ne sais pas pourquoi, je pensais à un détenu gravant tous les jours la date sur le mur…j’ai appris par la suite qu’il s’agissait de pubs : « pour faire réparer votre évier, composez ce num… »), un vendeur est assis sur ses pastèques, des habits sèchent au soleil suspendus sur des tiges en bambous traversant les rues, tout d’un coup une averse, des femmes sortent de toute part avec de grandes cannes pour retirer T-shirt et pantalons, nos tongs s’enfoncent dans le sol de la ruelle devenue boueuse...Puis au tournant d’une rue, un trou…


On sent le quartier éventré, comme s’il venait de se prendre une bombe, et au milieu une Mercedes comme posée là pour faire une pub… le quartier est voué à disparaître avalé par des tours de bétons sans âme. Le gouvernement compte désengorger le centre-ville surpeuplé et ainsi améliorer les conditions de logement et promouvoir l’accession à la propriété de logements neufs. Ca c’est le slogan. En schématisant, il semble que le but soit d’avoir des centres-villes « tout propres » entendez par là « sans pauvres ». Nous avons vu un film très touchant sur le sujet, un film de Jia Zhang Ke, « Still life » (récompensé par un Lion d’Or à la Mostra de Venise l’an dernier). On y découvre l’ambiance des chantiers de démolition des habitations près du barrage des Trois-Gorges sur le fleuve Yangzi. Le contexte est certes légèrement différent de Shanghai et des grandes villes chinoises en général. En parlant avec Chen-kun, un chinois étudiant dans mon labo, j’apprends que ces délocalisations de famille entière n’ont pas que des mauvais aspects. Ses parents habitent dans une petite ville (c'est-à-dire d’environ 600 000 habitants) dans la province de Hunan. Ils ont perdu leur appartement car l’immeuble était jugé trop insalubre et ont été relogés dans une autre, tout neuf. Ils en sont très contents. Le cas est légèrement différent car contrairement aux grosses villes, ils ont été relogé dans le même quartier. Chen-kun me transmet ce lien pour me montrer que quelques fois, les habitants réussissent à ne pas faire détruire tout leur quartier, en effet les évictions forcées ont été interdites par le comité central du Parti Communiste Chinois fin 2003!Un peu plus loin, les ruelles sont transformées en brocante à ciel ouvert. On y trouve de tout : des boites à thé, de vieilles pendules, des porcelaines, des baguettes chinoises, des coffrets ornés de lions dorés, des sabres, de vieilles photos de famille, des sculptures en bronze…

Et ce que l’on retrouve dans chaque échoppe : une panoplie d’objets à l’effigie de Mao Tsé-Toung. Cela va des babioles (briquets, montres, réveil rouge…), à la statue, en passant par le petit livre rouge traduit dans toutes les langues. Les affiches de propagande sont là aussi. Chen-kun m’explique que celle-ci désigne la Révolution Culturelle. 
par Julie W.
publié dans :
Chine - Shanghai
par Julie W.
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Chine - Shanghai
Plus haute tour de Chine et quatrième plus haute tour du monde, elle culmine à 421 mètres, dans le Pudong, quartier financier chic de Shanghai. On a observé la tombée de la nuit du dernier étage, le 88ème. Ce n’est pas un hasard, le chiffre 8 porte bonheur en Chine.
Je viens juste de lire que la ville de Shanghai, construite sur un terrain vaseux, s’affaisse d’1,5 cm par an, en partie à cause du poids de ces tours gigantesques qui se construisent en masse.
Sur cette photo prise depuis le Bund, quartier des banques séparé du quartier Pudong par la rivière Huangpu, j’ai indiqué la Jin Mao Tower par une petite flèche. On ne se rend pas bien compte de la hauteur de la construction mais une fois en haut, mise à part une autre tour en construction à droite (futur Word Financial Center, qui sera plus haute d’environ 70 mètres) on domine la ville :
Malgré un léger voile brumeux on a pu voir :
- La rivière Huangpu, couleur vase, qui serpente dans la ville :
- Le vieux quartier chinois entouré des quartiers populaires :
- Des centaines de grues, de buildings en construction.
- Des quartiers colorés aux maisons toutes identiques, qui m’ont fait penser aux maisons/hotels du Monopoli :
- Le Bund de nuit :
En haut de la tour j’ai eu le malheur d’accepter de me faire prendre en photo avec une chinoise qui, je n’ai pas bien compris pourquoi (mais j’ai mis ça sur le compte de ma beauté resplendissante), voulait une photo kitch (un peu comme la 1ère photo de cet article) avec moi. Erreur ! J’ai ensuite vu défiler une cinquantaine de chinois qui voulaient tous prendre une photo avec moi !
Petite anecdote, le mois dernier, le français Alain Robert, déguisé en Spider Man, a gravi cette tour à mains nues sans protection en ½ heure ! De retour sur la terre ferme il a été accueilli par la police locale et a du passer 5 jours en prison !

Je viens juste de lire que la ville de Shanghai, construite sur un terrain vaseux, s’affaisse d’1,5 cm par an, en partie à cause du poids de ces tours gigantesques qui se construisent en masse.
Sur cette photo prise depuis le Bund, quartier des banques séparé du quartier Pudong par la rivière Huangpu, j’ai indiqué la Jin Mao Tower par une petite flèche. On ne se rend pas bien compte de la hauteur de la construction mais une fois en haut, mise à part une autre tour en construction à droite (futur Word Financial Center, qui sera plus haute d’environ 70 mètres) on domine la ville :
Malgré un léger voile brumeux on a pu voir :- La rivière Huangpu, couleur vase, qui serpente dans la ville :
- Le vieux quartier chinois entouré des quartiers populaires :
- Des centaines de grues, de buildings en construction.- Des quartiers colorés aux maisons toutes identiques, qui m’ont fait penser aux maisons/hotels du Monopoli :
- Le Bund de nuit :
En haut de la tour j’ai eu le malheur d’accepter de me faire prendre en photo avec une chinoise qui, je n’ai pas bien compris pourquoi (mais j’ai mis ça sur le compte de ma beauté resplendissante), voulait une photo kitch (un peu comme la 1ère photo de cet article) avec moi. Erreur ! J’ai ensuite vu défiler une cinquantaine de chinois qui voulaient tous prendre une photo avec moi ! Petite anecdote, le mois dernier, le français Alain Robert, déguisé en Spider Man, a gravi cette tour à mains nues sans protection en ½ heure ! De retour sur la terre ferme il a été accueilli par la police locale et a du passer 5 jours en prison !

par Julie W.
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Chine - Shanghai
Bien arrivés à Shanghai! Il fait lourd, très lourd! Je promets de ne plus me plaindre au Japon car ici, vraiment, c’est autre chose ! Stéphane et son chauffeur (oui oui Monsieur a son chauffeur, payé par sa boite) nous attendaient à l’aéroport. Environ 45 minutes pour rejoindre son apart au sud de Shanghai. Il nous a bien fallu 30 minutes pour savoir si les voitures roulaient à gauche ou à droite! La technique pour faire comprendre à la voiture de devant de se rabattre : un coup de klaxon, les pleins phares et on fait semblant de lui foncer dedans. Si ça ne fonctionne pas, on double par la droite (même s’il faut passer sur la bande d’arrêt d’urgence). Les piétons ne sont pas prioritaires même sur un passage clouté, du coup que le feu soit vert ou rouge les piétons traversent…Pour résumer c’est un gros bordel !
On a retrouvé YanLi, Maxime et Mélodie ainsi que les parents de YanLi qui attendaient notre arrivée avant d’aller au lit. Nous logeons dans leur deuxième apart (un vrai expat ce Stéphane…je me demande s’il ne bat pas le Walter !) entouré de centaines de buildings exactement identiques, tous gardés à l’entrée. Les avenues autour sont immenses mais peu de voitures circulent dans ces quartiers résidentiels.
Aujourd’hui on a découvert Shanghai sous la pluie. Mais quand le soleil est apparu vers 18 heures nous avons vite regretté la pluie ! Ce qui n’aurait jamais pu nous arriver au Japon :
- L’entrée dans le wagon du métro avant que les gens à l’intérieur n’aient eu le temps de descendre.
- Entendre un couple s’engueuler (très fort).
- Acheter un parapluie à la sortie du métro et alors que les chinois autour de nous qui en achètent un donnent des pièces, on nous demande un billet de 10 yuans, en même temps ça équivaut à 1 euro alors on ne discute pas trop (de toute façon on ne peut pas discuter). Le petit vendeur nous fait son plus beau sourire. Cent mètres plus loin, Olivier s’aperçoit qu’il pleut sous son parapluie. Deux cent mètres plus loin, on se rend compte que ce parapluie est une véritable œuvre artisanale entièrement démontable !
- L’alarme de la banque qui s’enclenche à notre entrée. Les forces de l’ordre qui débarquent ensuite.- Deux étudiants en art à Pékin parlant un très bon anglais qui nous invitent à visiter leur galerie. Après avoir eu la description de toutes les œuvres, ils nous demandent d’en acheter une. Dès le moment où ils comprennent que l’on n’est pas intéressé, ils nous disent de dégager et se mettent à parler chinois. (On retrouvera les mêmes reproductions deux fois moins chères dans les boutiques duty-free de l’aéroport!)
- L’achat dans la rue d’un kilo de pèches délicieuses pour 0.4 euro !- L’accoste dans la rue. Quand on te dit « Rolex, CD, DVD, sandwich, watch » tu te doutes un peu que la Rolex ressemblera beaucoup au parapluie deux jours après l’achat.

par Julie et Olivier
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Chine - Shanghai










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