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C’est écrit dans tous les guides sur le Japon : pour visiter le plus grand marché aux poissons du Japon (et certainement du monde) il faut être sur les lieux avant 9 heures du mat, lorsque « le cœur » de Tokyo bat son plein.
Nous avons donc mis le réveil à 5h00 du mat samedi dernier. Dur dur…surtout quand on se dit que l’on va aller visiter un marché de poissons ! J’ai un peu hésité à rester sous les draps, je me disais surtout qu’il fallait avoir l’estomac bien accroché pour voir (et sentir !) du poisson à une heure aussi matinale ! Enfin je ne regrette pas de mettre forcée un peu…
Le marché de poissons Tsukiji (築地市場 Tsukiji shijō) se situe à 20 minutes en métro de notre appartement, à l’est du quartier de Ginza (銀座), non loin de l’embouchure de la rivière Sumida (plan). Il s’étend sur 22 hectares. Tous les jours plus de 2000 tonnes de poissons et crustacés y transitent et environ 60 000 employés (grossistes, comptables, distributeurs…) travaillent dans ce gigantesque hangar !
La première chose qui impressionne lorsque l’on entre dans le marché c’est l’incroyable frénésie qui y règne. Les coursiers font des allées et venues à bord de leurs étranges camionettes-scooters (certains transportent des caisses de poissons, d’autres des cagettes vides en polystyrène, d’autres des blocs de glace…), des tractopelles déplacent d’énormes thons congelés et les touristes, comme nous, essaient de ne pas déranger…
La deuxième chose qui est assez troublante c’est que ça ne sent pas le poisson. C’est peut être parce qu’il est frais.
Nous avons déambulé dans ce gigantesque et fascinant marché en passant devant les ateliers de découpe de thons (les thons frais sont découpés avec un long couteau nommé Oroshi hocho (おろし包丁) et les thons congelés à la scie électrique), les bacs remplis de poissons qui gigotent, et de poissons qui ne gigotent plus du tout.
Nous n’avons malheureusement pas pu assister à la vente aux enchères de thons qui est interdite aux touristes depuis mai 2005.
En sortant du marché nous avons remarqué de nombreux petits restaurants où les japonais font la queue dès l’aube pour y déguster les sushis et sachimis les plus frais de Tokyo.
Je croyais que la saison des typhons ne commençait qu'à la mi-septembre mais la semaine dernière trois typhons ont traversé le Japon. Rassurez-vous, ce n'était pas bien violent ! On a juste eu l'impression de retourner dans la saison des pluies pendant une journée. En revanche, le ciel a pris des teintes magnifiques. Voici les photos prises de notre balcon :
…me coûte environ 1700 yens (soit plus de 10 euros) ! Trois tomates, quatre courgettes, six petites aubergines, deux poivrons, un oignon…et encore j’ai la chance d’avoir trouvé une petite épicerie dans notre quartier où les fruits et légumes sont moins chers que dans les supermarchés ou superettes. Au Japon (peut-être aussi particulièrement à Tokyo) le prix des fruits et légumes peut atteindre des sommets !
Vous pouvez voir sur cette photo la vitrine d’un magasin de fruits (de luxe). On est très loin des étales de fruits et légumes du « petit arabe » de la Place Saint Bruno ! Ici les fruits s’achètent à l’unité et non au kilo. En même temps, ça ferait un peu peur de voir les tomates à 10-15 euros le kilo…Dans ces magasins, les fruits sont souvent achetés pour être offerts. En France on ne reçoit plus notre orange à Noël mais au Japon on peut toujours offrir un melon pour la fête des mères ! Mais bon il faut être riche : le melon (qui repose sur de la soie dans sa petite boite, cf. photo ci-dessous) coûte 5 250 yens (soit plus de 35 euros…et encore ce n’est pas le plus cher, j’en ai vu à plus de 10 000 yens !), le panier de fruits 21 000 yens (140 euros !), la pastèque à 10 500 yens…un seul fruit n’est pas vendu trop cher c’est la banane, puisqu’elle est forcément importée ; on la trouve par exemple à 50 yens dans la superette de l’Université.
Les épiceries sont rares et je n’ai encore jamais vu de marchés (excepté Tsukiji). Une autre déception : les cerises. Les cerisiers si nombreux (et si beaux au printemps) ne font pas de cerises...
Sinon, vous savez comment se nomme la poire ici ? « La France » - ラ フランス- tout simplement ! c’est aussi du coup le nom d’un alcool fort. On peut donc dire ici que l’on veut manger (ou boire) la France. La poire japonaise - nashi 梨 - est une poire-pomme (forme de la pomme avec la peau de la poire et une chair croquante mais juteuse avec le goût de la poire).
La taille des légumes surprend aussi au début…ils sont souvent tout petits, tout mignons (en tout cas ceux de mon épicière, qui, au passage, s'évertue tous les week-end à m'apprendre les noms des fruits et légumes que j'achète).
Thomas, on t’attend avec impatience, on compte sur toi pour nous faire un potager sur le balcon…
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